Chapelle en pierre de style roman avec clocher à deux ouvertures, entourée de verdure sous un ciel bleu, à Poligny dans le Jura – Fayet Hospitality

La Chapelle Foujita 

Publié le : 31 mars 2022
Il existe à Reims des lieux encore trop confidentiels et pourtant exceptionnels. C’est le cas de la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, aussi appelée chapelle Foujita du nom de son créateur, l’artiste franco-japonais Léonard Tsuguharu Foujita. Petit bijou d’art roman décoré de fresques et vitraux d’inspirations bibliques, la chapelle Foujita est un véritable testament artistique, classé aux monuments historiques depuis 1992.

Profitez de votre séjour Rémois pour mieux connaître l’œuvre de Léonard Tsuguharu Foujita : en plus de la visite de la chapelle, le musée des Beaux-Arts de Reims conserve une importante collection de l’artiste franco-japonais.

Réouverture le 19 mai et jusqu’au 30 septembre. Visite quotidienne de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Fermée le mardi. Sur réservation de groupe le reste de l’année.

Informations pratiques
Chapelle Foujita
33 rue du Champ de Mars
51100 REIMS
03 26 35 36 00

Vitrail coloré à motifs abstraits intégré dans une fenêtre en pierre de style roman, détail architectural de la chapelle à Poligny dans le Jura – Fayet Hospitality

Avant de pousser les portes de la chapelle, rue du Champ de Mars, faisons connaissance avec Léonard Tsuguharu Foujita (1886-1968). Artiste franco-japonais de l’Ecole de Paris, Foujita est aussi fascinant qu’inclassable, aussi inspirant que fantasque. Contemporain de Picasso, Modigliani et Apollinaire, il se crée un univers personnel à la croisée de l’Orient et de l’Occident, de la rigueur et de la liberté. A la fois peintre et graveur, mais aussi dessinateur, illustrateur, sculpteur, céramiste, photographe, cinéaste, créateur de mode et designer, son leg au monde artistique est précieux. Converti au christianisme et baptisé en la cathédrale de Reims, Foujita accède alors à la requête du Président de la Maison de Champagne Mumm, René Lalou, par ailleurs son parrain de baptême, d’édifier une chapelle dont il serait le maître d’œuvre et le décorateur.

Construite en 1965 sur la base des plans qu’il dessine lui-même, Foujita procède à la décoration au pinceau de l’ensemble des fresques et vitraux de la chapelle. Il est alors âgé de 80 ans. S’il s’inspire des courants occidentaux de la renaissance italienne et de la littérature biblique, il s’autorise aussi une stylisation propre à sa culture japonaise, l’autoreprésentation et la représentation de proches dans les fresques : René Lalou, son épouse Marie-Ange Kimiyo Foujita. L’univers est personnel, faisant du lieu un testament artistique unique au monde. Léonard Foujita et son épouse y sont d’ailleurs inhumés.